Sauces piquantes Maison Martin : « de la graine à l’assiette »

Maison Martin, c’est trois cousins passionnés de cuisine et… de piment !

En région parisienne, ils concoctent des sauces piquantes avec de goûteux piments cultivés en France. Interview de Benjamin Martin, l’un des membres de ce trio qui réveille nos papilles.

Comment est née la Maison Martin ?

Mes deux cousins, Anna et Jean-Baptiste, sont chefs cuisiniers. En 2002, ils sont partis travailler en Californie. Au quotidien, au contact de collègues mexicains, ils ont appris la « chili culture »… À leur retour en France, ils ont fondé une école pour le grand public, Cuisine Coup de cœur, à Viroflay. Je les ai rejoints rapidement. En parallèle, on n’arrivait pas à trouver des sauces piquantes à notre goût. Nous nous sommes alors dit : avec notre savoir-faire, pourquoi ne pas fabriquer nos propres sauces ?

Vous avez donc commencé à faire des expériences ?

Au départ, c’était vraiment pour nous. Mais des gens nous demandaient nos sauces et voulaient en savoir plus. Nous avons donc commencé à travailler sur différentes recettes. En tout, on a mis 2 ans pour réaliser le sourcing des piments, faire des centaines de tests, trouver les contenants, les étiquettes… On a vendu nos premières bouteilles en janvier 2019 !

Vos piments sont 100% français ?

On sait qu’on peut faire pousser des piments ici. Pourquoi les faire venir de beaucoup plus loin ? Avec des ressources françaises, l’impact sur la planète est plus faible. Nous avons donc cherché des maraîchers qui cultivaient déjà des piments ou prêts à en faire pousser, dans plusieurs régions de France. On va les voir plusieurs fois par an ! Le piment est récolté entre juillet et septembre. Notre gros défi, c’est de conserver la matière. Nous avons donc appris l’art de la fermentation. Les piments sont équeutés à la main, réduits en purée, fermentés et conservés en fûts, dans notre cave, sans utilisation d’énergie fossile. À partir de cette purée aux arômes accentués et bonifiés, on cuisine de la sauce toute l’année.

Vous avez aussi une petite plantation de piments ?

Sur le toit de notre atelier, nous avons une plantation de Recherche & Développement. Si les nouvelles variétés semées poussent, si le goût et le rendement sont bons, on en parle avec les maraîchers pour qu’eux-mêmes lancent des tests. Nous avons une vraie démarche « de la graine à l’assiette » !

Aujourd’hui, de quoi est composée votre gamme ?

Nous proposons une douzaine de sauces. Nous avons une gamme permanente, et des « collabs », pour pouvoir continuer à créer, avec des recettes pointues, nées de rencontres avec d’autres artisans.

Quels sont vos projets ?

D’abord, continuer à installer et consolider la marque. Cette offre qualitative et locale manquait, mais la Maison Martin est encore jeune ! On attend avec impatience que les restaurants rouvrent, car on travaillait beaucoup avec eux. On va poursuivre le travail d’éducation des consommateurs : oui, une bouteille de tabasco au supermarché, c’est moins, cher, mais ce n’est vraiment pas pareil. Et nous créons une chaîne de valeur profitable pour tout le monde. Nous voulons aussi avancer sur le bio (pour l’instant, on travaille en agriculture raisonnée), déménager bientôt car nous commençons à être à l’étroit, et bien sûr lancer de nouvelles sauces !

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Teriyaki @fairtradeoriginal

Sauce #Teriyaki par @fairtradeoriginal – onctueuse, douce et équitable pour toutes vos recettes au #wok ????????

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L’aïoli

Ingrédients (pour 4 personnes)


  • 4 à 6 gousses d’ail (en fonction de votre amour pour ce condiment)
  • 
1 jaune d’œuf
  • huile d’olive
  • sel

Recette

Épluchez l’ail. Pour le rendre plus digeste, ôtez les germes avec un petit couteau. Mettez les gousses dans un mortier. À l’aide d’un pilon, écrasez-les longuement et énergiquement, pour obtenir une texture fine. Salez.

Vous allez ensuite monter l’aïoli comme une mayonnaise. Si vous êtes un vrai puriste, ajoutez un jaune d’œuf dans le mortier, et continuez l’opération avec le pilon. Si vous êtes plus souple sur les recommandations traditionnelles (ou simplement pas équipé d’un gros mortier), vous pouvez transférer l’ail pilé dans un saladier, ajouter le jaune d’œuf et préparer votre aïoli à l’aide d’un bon vieux batteur électrique.

Tout en battant la sauce (ou en faisant tournoyer le pilon) sans arrêt, ajoutez l’huile très doucement, goutte à goutte, pour que l’émulsion démarre bien. Quand la sauce commence à être bien liée, vous pouvez continuer avec un filet fin.

Lorsque la consistance ressemble à une mayonnaise assez ferme, réservez au frais. Servez cette sauce provençale peu de temps après avec des légumes de saison cuits dans l’eau bouillante, de la morue pochée, des œufs durs ou encore des bulots ou des escargots.

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Le saté

Dans l’histoire du saté, le plat a précédé la sauce. Le saté (ou « satay ») est en effet un mets indonésien typique, sans doute inventé au 19ème siècle : des petites brochettes cuites sur des braises ardentes. De la pure street-food, préparée par des vendeurs ambulants, notamment sur l’île de Java ! Souvent à base de poulet, de bœuf ou d’agneau, on trouve aussi des versions de ces grillades concoctées avec du poisson, des légumes ou des fruits de mer. Elles sont vendues un peu partout, dans la rue, sur la plage ou au restaurant.

Mais venons-en aux faits : les ingrédients sont soigneusement marinés et assaisonnés, avant d’être grillés, puis servis avec une sauce. L’une des plus courantes, de son vrai nom bumbu kacang, est cuisinée à base de cacahouètes… Cet ingrédient originaire d’Amérique du sud est très utilisé dans la gastronomie d’Asie du sud-est.

Le saté et sa fameuse sauce parfumée à l’arachide ont vite connu un destin international. Grâce aux nombreux échanges commerciaux, ils ont conquis les voisins, comme les Philippines, la Thaïlande ou la Malaisie. La Hollande, ancien pays colonisateur de l’Indonésie, est aussi fan : aujourd’hui, on croise à Amsterdam des fast-food spécialisés dans le saté ou même de la sauce en poudre au supermarché, à reconstituer à la maison ! Au Pays-Bas, on n’hésite pas à y tremper ses frites…

Par extension, on utilise donc souvent le mot « saté » pour désigner l’onctueuse sauce préparée avec des cacahouètes torréfiées et broyées et des épices. Il existe diverses recettes et variantes, mêlant des produits comme l’oignon séché, l’échalote, la sauce de poisson, le piment, la tomate, les crevettes, l’ail, le jus de citron vert, le sucre, la sauce soja ou encore lait de coco… Le résultat est toujours surprenant, mêlant la douceur des cacahouètes avec des ingrédients plus relevés.

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